À quand la iMclaren ? | Therrien Couture avocats

À quand la iMclaren ?

4 octobre 2016Droit des affaires et corporatifYannick CrackYannick Crack

Depuis quelques jours, de nombreuses rumeurs ont fait surface indiquant que le géant de Cupertino, Apple, considérait la possibilité de procéder à l’acquisition du constructeur automobile McLaren.

McLaren, comme vous le savez sans doute, est un constructeur automobile emblématique dans le monde des voitures de haute performance et de la course automobile.

Le mariage entre ces deux grands, dans deux secteurs totalement différents, peut nous paraître saugrenu à première vue. Cependant, en sachant qu’Apple a, depuis déjà plusieurs mois, annoncé son intention de devenir un constructeur automobile, la transaction envisagée devient de plus en plus pertinente. De plus, Apple s’est aussi investi dans le monde du transport par automobile au début de l’été 2016 en investissant 1 milliard dans Didi, le concurrent chinois d’Uber.

Cependant, d’un point de vue juridique, que peut bien pousser une société comme Apple à acquérir McLaren ?

Bien souvent, lorsqu’on procède à une acquisition, beaucoup d’attentions sont portées à l’évaluation des actifs tangibles dont on se porte acquéreurs.  Par exemple, les équipements et les inventaires sont souvent des éléments d’actifs auxquels nous pouvons apporter une valeur tangible et établir un prix d’acquisition. La négociation tourne donc souvent autour du prix de ces actifs tangibles.

Au-delà des actifs tangibles, nous transigeons également couramment sur l’achalandage, aussi appelé le goodwill. Plusieurs transactions sont en effet réalisées parce que l’acquéreur attribue de la valeur à l’achalandage du vendeur.

Les éléments d’actifs intangibles sont souvent des éléments plus difficilement évaluables, mais qui peuvent, dans des cas comme celui qui nous occupe aujourd’hui, avoir une valeur significative.

Ces actifs intangibles regroupent plusieurs éléments qui vont permettre à une société d’avoir une position stratégique sur le marché à la suite de l’acquisition. Par exemple, on peut penser à toute la valeur reliée aux brevets issus de la recherche et développement que le vendeur a pu effectuer dans le passé. Toute la propriété intellectuelle, que ce soit les marques de commerce, branding, droits d’auteur, notoriété de l’entreprise et toute autre notion intangible y étant reliée constitue quand même des actifs auxquels une valeur peut être attribuée, de façon plus ou moins précise, lors de l’acquisition d’une entreprise.

Dans le cas d’Apple, il est clair que l’entreprise, si elle désire s’installer dans un nouveau marché, a tout avantage à payer pour profiter immédiatement du positionnement concurrentiel de McLaren dans l’industrie automobile plutôt que de bâtir de toutes pièces ses connaissances, sa stratégie de vente et tout ce qui est nécessaire afin de devenir un véritable chef de file dans le domaine.

Reste à voir si les dirigeants et propriétaires de McLaren souhaiteront vendre à Apple, puisqu’ils ont mentionné ne pas envisager une telle transaction lorsque les rumeurs ont fait surface… 

 

 

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